naissance d'une coordination pour un moratoire contre les OGM

Publié le par VIGILANCE OGM 33

compte-rendu de la réunion

tenue vendredi 4 janvier 24 rue de la banque de 20h à 22h

 

Ce compte rendu peut et doit être diffusé largement. Toutes les organisations, associations,… d’accord avec le texte de référence sont invitées à rejoindre la coordination.

Une cinquantaine de présents dont des représentants des grévistes de la faim et des associations, organisations et partis suivants :

collectif anti OGM Ile de France, Agir pour l’environnement, WWF, Nature et Progrès, Greenpeace, Amis de la terre, Collectif des faucheurs volontaires de l’Aveyron,Confédération paysanne, ATTAC, Union sociale démocratique, Alternative Libertaire, les Alternatifs, les Verts, PCF, LCR, MAN, Collectifs anti-libéraux, Amis de la Confédération paysanne, Alter campagne, Alliance internationale Terre citoyenne, l’écologiste, OGM dangers, No Pasaran, Coordination de l’action non-violente de l’Arche

 

synthèse des décisions :

- constitution d’une coordination intitulée «  coordination pour un moratoire sur les OGM » sur le texte de référence suivant :

« Nous nous constituons en coordination pour un moratoire sur les cultures et essais d'OGM en plein champ. Nous soutenons la revendication des grévistes de la faim pour la notification immédiate à la commission européenne de l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs MON 810. Nous revendiquons pour les paysans et les consommateurs le droit et la liberté de produire et de consommer sans OGM. »

- soutien à la journée nationale d’action décentralisée du samedi 12 janvier

- appel à un rassemblement devant le Sénat (et éventuellement devant les préfectures ) le 15 janvier à 12h

- appel à manifestation à Paris place Saint Michelle 15 janvier à 18h pour se rendre au Sénat

- prochaine réunion de la coordination jeudi 10 janvier à 20h au siège du PCF 120 rue Lafayette

 

présentation du contexte

Les conclusions du Grenelle de l’environnement demandaient une loi qui garantisse pour les paysans et les consommateurs le droit et la liberté de produire et de consommer sans OGM et la mise en place immédiate de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, seul OGM aujourd’hui autorisé à la culture. La clause de sauvegarde garantissait une année 2008 sans culture d’OGM en plein champ. Nathalie Kosciusko- Morizet le 9 novembre prenait l’engagement de notifier le dépôt de la clause de sauvegarde dans les quinze jours devant les organisations non gouvernementales et Jean - Louis Borloo à l’Assemblée nationale l'annonçait le 31 octobre à l’Assemblée nationale.

Depuis cette date, la clause de sauvegarde n’a pas été déposée et à la place a été pris un décret interdisant la commercialisation aux paysans des semences jusqu’au 9 février au plus tard. Une commission pré figurative de la Haute Autorité a été mise en place sans concertation par le Gouvernement et doit rendre un avis sur le maïs MON 810 lors de sa réunion du 9 janvier.

D’autre part un projet de loi a été adopté par le Conseil des ministres mi décembre et sera débattu en urgence au Sénat à partir du 15 janvier et à l’Assemblée nationale début février. Toutes ces décisions gouvernementales ont été prises sans concertation en « oubliant » les conclusions du Grenelle de l’environnement et les engagements du Président Sarkozy.

Devant cette attitude gouvernementale, qui met en cause la parole politique, qui réduirait si elle persistait le Grenelle de l’environnement à une pure entreprise de communication, le collectif des faucheurs volontaires a décidé d’entamer le jeudi 3 janvier une grève de la faim pour le dépôt de la clause de sauvegarde.

Deux pays ont déjà notifié la clause de sauvegarde à l’Union européenne l’Autriche et la Hongrie ; d’autres attendent de voir l’attitude que va prendre le gouvernement français. La transposition de la directive européenne 2001-18 a été faite dans plusieurs pays européens de façon très restrictive pour les cultures d’OGm de manière à garantir l’application de la clause pollueur payeur en cas de dissémination (inévitable d’après nombres d’études) des OGM dans des cultures traditionnelles ou bio. Plus de 80 % de la population française dans les sondages, la plupart des conseils régionaux, des milliers de communes s’opposent aux OGM. Le gouvernement français doit donc et peut notifier la clause de sauvegarde, le gouvernement doit donc et peut durcir

Le contexte européen se concrétise de plus par le fait que l’Union européenne doit se prononcer en janvier sur la proposition du commissaire à l’environnement d’interdire deux autres maïs BT. Enfin l’Union européenne doit répondre le 11 janvier à la plainte déposée par les USA, le Canada et l’Argentine contre l’Union européenne auprès de l’OMC.

 

présentation de la grève de la faim

Face au manquement à la parole donnée sur la mise en place de la clause de sauvegarde à l’encontre du maïs MON 810, les faucheurs volontaires ont décidé d’engager une grève de la faim à durée indéterminée, dans l’attente que le gouvernement fasse ce qu’il avait promis. Cet objectif est atteignable puisque c’est le gouvernement lui-même qui l’avait annoncé.

Les grévistes engagent une action civique et responsable qui n’est pas sans risque pour eux-mêmes. Pour bien montrer qu’ils ne veulent pas mettre inconsidérément leur santé en danger et pour encadrer les risques ils seront l’objet d’un suivi journalier par un collectif de médecins. Ils se sont engagés à suivre l’avis des médecins si ceux-ci jugeaient qu’à poursuivre leur grève de la faim, ils mettaient en péril grave leur santé. Ils seront également suivis par 4 accompagnateurs qui auront pour mission de les alerter particulièrement sur toute atteinte à leur équilibre individuel. Ils s’plliqueront à eux-mêmes le principe de précaution qu’ils réclament.

17 personnes sont entrées en grève de la faim à Paris plus 3 autres qui dès le 7 janvier seront à Clemont-Ferrand. Des grèves de la faim à durée indéterminée ou déterminée démarrent dans différentes villes de France : Clermont Ferrand donc, mais aussi Lyon, Bordeaux, Saint Etienne, Lille, dans le Vaucluse. D’autres villes envisagent de se joindre au mouvement à leur tour.

 

débat sur la création d’une coordination

Des organisations non gouvernementales ont lancé un appel déjà largement signé (voir le site http://www.stop-ogm.org/) La question est donc débattue du rôle de la présente coordination.

L’objectif est au travers de cette coordination d’associer les organisations syndicales et politiques qui le souhaitent et notamment d’organiser des manifestations publiques lors du passage au Parlement et ce dès le 15 janvier au Sénat.

La constitution d’une coordination intitulée «  coordination pour un moratoire sur les OGM » avec les organisations présentes est ainsi décidée.

4 représentants d’organisation : Greenpeace, WWF, les Collectifs anti-libéraux et le MAN reviennent vers leurs instances avant de s’engager dans la coordination. Plusieurs autres organisations consultent également leurs instances : FSU, CGT. Solidaires et le Parti socialiste ont fait connaître leur soutien ; nous attendons leur accord formel.

 

Premières actions et initiatives

Deux manifestations de rue ont déjà eu lieu :

-         jeudi 3 janvier de la Tour Eiffel au secrétariat d’état avenue de Ségur où une délégation a été reçue par Nathalie Kosciusko-Morizet avec retour en traversant Paris jusqu’à la rue de la Banque

-         vendredi 4 janvier de la rue de la Banque au lieu de réunion de la commission pré figurative de la Haute autorité où une délégation a été reçue par le président de cette commission le sénateur Legrand et par le député Philippe Martin. Ensuite la manifestation a poursuivi par le champ des Invalides, le quai d’Orsay, l’Assemblée nationale pour se terminer boulevard Saint Germain où une délégation a été reçue par le directeur adjoint et la chargée de mission OGM du cabinet de Monsieur Borloo

Sont envisagés dans les jours qui viennent des piquets de vigilance devant les ministères concernés.

La coordination appelle

- à rejoindre les actions prévues dans toute la France le samedi 12 janvier

- à interpeller députés et sénateurs.

- à participer au rassemblement devant le Sénat le 15 janvier de 12h à 14h

- à une manifestation de rue le mardi 15 janvier de la place Saint Michel rendez vous à 18h pour se rendre au Sénat.

- à des rassemblements et initiatives devant les préfectures là où c’est possible et où les personnes ne pourront se rendre à Paris ce même 15 janvier.

 

Matériel

Une affiche sera disponible dans une ville par région ou département et mise à disposition gratuitement d’ici vendredi 11 janvier La liste des lieux sera disponible sur le site de la grève de la faim.

Un tract a été rédigé, dont le texte vous est transmis ci-joint. Il peut être tiré et adapté par chaque organisation. Pour les organisations qui souhaitent bénéficier d’un tirage commun, qu’elles nousfassent connaître le nombre de tracts nécessaires d’ici lundi soir Le coût sera réparti par organisation en fonction du nombre de tracts commandé.

--  pour suivre la mobilisation autour de la grève de la faim : http://grevedelafaim-moratoire-ogm.org/

-- pour prendre connaissance du projet de loi, de sa critique par les ONG et la Confédération paysanne, des argumentaires sur la question, pour signer la déclaration des associations, pour signer la pétition :
http://www.stop-ogm.org/

 

 

 

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