Articles récents

Catégories

Extrait d'une lettre de Marie Robin

«Le film insinue que ces [mutations] aléatoires pourraient survenir par croisements d’une lignée transgénique de maïs avec des variétés non-transgéniques. Ce qui est faux, puisque la lignée transgénique commercialisée possède une seule insertion, qui est stable et ne saute plus aléatoirement dans le génome.» De plus, «la moitié du patrimoine génétique du maïs est formée […] d’éléments génétiques résultant d’insertions de fragments d’ADN, générés par le maïs lui-même, nommés rétro-transposons.»

Malgré la belle assurance de M. Kuntz  ce point est loin de faire l'unanimité, ainsi que je l'ai déjà expliqué dans mon blog, à propos de l'affaire Chapela.

Bien au contraire, un certain nombre de scientifiques, dont les généticien Christian Vélot (Université de Paris Sud) et Pierre-Henri Gouyon (Muséum national d'histoire naturelle) soulignent que la technique d'insertion est aléatoire (elle s'effectue avec un canon!) et qu'elle ne garantit en rien la stabilité du gène inséré dans  la génome hôte.

Mais par delà ces inquiétudes, je note l'arrogance qui sous-tend "l'argument" de M.Kuntz: les paysans mexicains, qui cultivent le maïs depuis la nuit des temps, sont des ignares et le fait qu'ils assurent n'avoir jamais vu de tels monstres dans leurs champs est absolument sans intérêt...
 
L'autre argument sur lequel s'appuie mon jeune détracteur est livré par Jean-Paul Charvet, "géographe à Paris X Nanterre", dont j'ai lu plusieurs livres fort intéressants, lorsque je réalisais mon film sur l'histoire du blé ("Blé : chronique d'une mort annoncée?", diffusé sur ARTE le 15 novembre 2005) :

«L’analyse économico-politique n’est pas mauvaise, ce que je critique en revanche, c’est que l’on met systématiquement en avant les aspects négatifs sans jamais regarder ce que les OGM peuvent apporter.» Un exemple ? «Le semis direct [avec OGM] permet d’économiser une tonne de CO2 par hectare cultivé».

En effet, la technique dite du "semis direct" est étroitement associée aux cultures roundup ready, c'est même l'un des arguments commerciaux récurrents de Monsanto, ainsi que je l'ai expliqué dans un autre film réalisé pour ARTE ( "Argentine: le soja de la faim"  (diffusé  le 18 octobre 2005), et dans mon livre (chapitre 13).

De quoi s'agit-il?
Avant d'ensemencer leurs champs, les paysans   doivent les désherber ,  et donc labourer.

Depuis l'avènement des OGM dits "roundup ready" , les promoteurs des plantes transgéniques disent que ce n'est plus la peine de gaspiller du temps et de l'argent (fuel), puisqu'il suffit d'arroser les champs de roundup, puis de semer y compris dans les résidus de leur récolte antérieure.

Cet argument a séduit beaucoup d'agriculteurs, ce qui est bien normal, sauf qu'à l'usage, les bénéfices escomptés ( économie de temps, d'argent, préservation des sols ou réduction de l'émission de CO2) ont été anéantis par un phénomène constaté partout: la résistance des mauvaises herbes, qui fait basculer l'agriculteur dans un cercle vicieux
absolument dévastateur, ainsi qu'a pu le constater, notamment en Argentine, l'agronome Walter Pengue, un collègue de Michel Charvet, qui réalise depuis dix ans un suivi permanent de l'évolution des cultures roundup ready un peu partout dans le monde, et bien sûr dans son pays...

Présentation

  • : Le blog de VIGILANCE OGM 33
  • vigilanceogm33
  • : ogm Environnement
  • : Ce blog est le blog de l'association Vigilance OGM 33. Il est un lieu d'échanges sur les dangers que font courir les OGM à l'environnement et la santé et vise à faciliter la création d'un réseau de veille sur les culture d'OGM en plein champ.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Derniers Commentaires

Pages

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés