Les approbations d'OGM continueront dans l'UE,

Publié le par VIGILANCE OGM 33

Publié le 20/09/2010 à 13:06 Reuters

Les approbations d'OGM continueront dans l'UE, assure Bruxelles par Julien Toyer et Charlie Dunmore BRUXELLES (Reuters) -

Le commissaire européen à la Santé et aux Consommateurs, John Dalli, est prêt à amender ses propositions visant à assouplir la culture des OGM en Europe lors des négociations avec les Etats membres et les eurodéputés. Mais il prévient que les approbations de semences se poursuivront pendant les discussions.

Dans une interview à Reuters, il indique notamment que le renouvellement de la licence décennale de mise en culture du maïs MON810 de Monsanto devrait intervenir d'ici la fin de l'année, annulant par la même occasion la clause de sauvegarde mise en place par les autorités françaises. Le commissaire maltais annonce par ailleurs que les règles actuelles de tolérance zéro dans les importations seront assouplies pour l'alimentation animale mais qu'elles resteront strictes pour la nourriture humaine. " (et qui mange ces animaux? note personnelle)

 

Je suis toujours souple. Les propositions de la Commission évoluent et ne sont pas gravées dans le béton. Mais naturellement, elles répondent à un objectif et cet objectif doit être atteint", ( ne seraient-ce pas les profits pour les multinationales) a-t-il déclaré une semaine avant que les ministres de l'Agriculture de l'UE ne se penchent pour la première fois sur ces propositions controversées. "L'ouverture d'un débat sur l'ensemble des règles concernant les OGM n'est pas sur la table", a-t-il ajouté, n'excluant pas de renoncer à toute réforme et de maintenir le statu quo si les négociations se révèlent trop difficiles. Tout en maintenant le système actuel d'une approbation du commerce et de la culture des organismes génétiquement modifiés au niveau européen, il avait proposé en juillet de donner aux Vingt-sept le droit d'interdire les OGM sur leur sol sans avoir à justifier leur décision par des motifs scientifiques ou socio-économiques. Plusieurs pays, en particulier l'Espagne, l'Allemagne et la France, ont critiqué ce texte estimant qu'il porterait un coup fatal à cette politique commune. Des critiques que John Dalli dit avoir du mal à comprendre. "Nous mettons en oeuvre les moyens par lesquels, de manière beaucoup plus facile et efficace, la France peut réaliser ce qu'elle fait actuellement avec sa clause de sauvegarde (sur le maïs MON810). C'est ce que parfois je ne parviens pas à comprendre", dit-il.

 

RENOUVELLEMENT DU MON810 Seules deux semences OGM peuvent actuellement être cultivées en Europe - le maïs MON810 et la pomme de terre Amflora de BASF - mais des dizaines ont été autorisées à la vente par la Commission, les Etats membres n'étant pas parvenus à dégager une majorité dans un sens ou dans l'autre. "Les processus (d'approbation) vont continuer, les processus continuent. Nous n'allons pas attendre", a prévenu John Dalli, qui doit aussi se pencher sur deux autres dossiers brûlants d'ici la fin de l'année. Le premier concerne le renouvellement pour dix ans de la licence de mise en culture du maïs MON810, l'OGM le plus cultivé en Europe, qui a expiré en 2008. Six pays européens - la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce, la Hongrie et le Luxembourg - ont mis en place des clauses de sauvegarde sur cette semence. Dans le cas français, l'octroi d'une nouvelle licence fera automatiquement tomber l'interdiction de le cultiver, laissant présager de vifs débats entre anti et pro-OGM. Une décision est attendue dans les toutes prochaines semaines, annonce celui qui est désormais connu comme le "commissaire aux OGM" et qui a fait de l'"innovation responsable" le fil rouge de son action sur ce dossier. "Le processus est en cours de conclusion.

D'ici la fin de l'année, nous devrions donner cette autorisation", a-t-il dit, tout en insistant sur sa volonté de faire des propositions d'ici fin 2010 afin de revoir les méthodes d'expertise de l'Agence européenne pour la sécurité alimentaire (Efsa), une demande récurrente des autorités françaises. Le second dossier concerne l'assouplissement des règles en matière d'importation afin de ne pas avoir à renvoyer une cargaison entière dans son port d'origine lorsque des traces résiduelles d'un OGM non autorisé y sont détectées. John Dalli a expliqué que ces nouvelles règles frapperaient uniquement l'alimentation animale et que la tolérance zéro resterait de mise pour l'alimentation humaine. "Sur la nourriture humaine, la règle restera (...) Mais pour l'alimentation animale, des propositions seront faites très prochainement", a-t-il dit.

Publié dans politique européenne

Commenter cet article