La possible interdiction des OGM inquiète les éleveurs françai

Publié le par VIGILANCE OGM 33

 

Voilà qui a le mérite d'être clair. Même si on le savait déjà, le voir écrit c'est mieux: Nos animaux d'élevage sont nourris aux OGM, donc par voie de conséquence au Round Up, et les consommateurs aussi.

Va-t-on pleurer sur le soja transgénique, qui empoisonne les paysans d'amérique du Sud? Et d'une le soja pousse sous nos climats, et de deux, avant le soja, les paysans cultivaient des fèverolles,comme complément protéiné,.  même famille que le soja, imposé aux éleveurs par les technocrates de Bruxelles..

Et en plus si les animaux étaient élevés au champ et non pas en batterie, ils auraient mons besoin de  nourriture industrielle et les éleveurs garderaient leur indépendance.(Note personnelle).

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Créé le 22-09-2012 à 13h52 - Mis à jour à 13h52

L'étude qui pointe du doigt les risques sanitaires du maïs OGM de Monsanto pourrait conduire le gouvernement à prendre des mesures d'interdiction des importations. Or l'alimentation utilisée par les éleveurs français est rarement exempte d'OGM.

Pour les semenciers, la nouvcelle étude sur les OGM est "un élément nouveau qu’il convient bien sûr de soumettre à des études contradictoires". Mais aussi l'expression du fait qu'"on veut tuer les OGM". (DURAND FLORENCE/SIPA)

Pour les semenciers, la nouvcelle étude sur les OGM est "un élément nouveau qu’il convient bien sûr de soumettre à des études contradictoires". Mais aussi l'expression du fait qu'"on veut tuer les OGM". (DURAND FLORENCE/SIPA)
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Les OGM sont interdits dans les champs français depuis 2008 mais, importés d'Amérique Latine ou des Etats-Unis, ils représentent une part significative dans l'alimentation de près de 80% des élevages. C'est en tout cas ce que reconnaissent aujourd'hui les professionnels du secteur que l'étude sur les risques sanitaires du maïs NK603 de Monsanto inquiète.

Si les effets sur la santé mis en avant par les chercheurs indépendants était confirmés, e gouvernement s'est engagé à prendre des mesures d'interdiction à l'importation. Touchera-telle uniquement ce maïs - qui n'est pas importé en France - ou d'autres OGM destinés à l'alimentation animale ? Voilà ce qui inquiète les éleveurs français. Ces derniers importent beaucoup de soja, une plante riche en protéines qui est très peu cultivée en France mais représente un tiers de l'alimentation des élevages.

"La France est dépendante à 40% pour ses besoins en protéines, essentiellement du soja. Or, sur le marché mondial, le produit standard est OGM", souligne Valérie Bris, responsable de l'alimentation animale chez Coop de France, qui représente 70% des entreprises du secteur. Selon elle, à peine un quart du cheptel français dispose d'une alimentation garantie sans OGM. "A l'inverse, 75 à 80% sont sur de l'alimentation standard, c'est-à-dire clairement indiquée OGM sur l'étiquette" précise Valérie Bris.

Le ministère de l'Agriculture, qui ne dispose pas de ces données, ( on croît rêver: note personnelle) indique que la France n'importe pas de maïs génétiquement modifié, a fortiori de maïs NK603, car le premier producteur européen dispose de volumes suffisants pour sa consommation.

Faut-il interdire les importations ?

Une interdiction d'importer du maïs NK603 n'aurait donc qu'un effet théorique en France, sauf si elle était élargie au niveau de toute l'Union européenne. Stéphane Le Foll s'est engagé jeudi 20 septembre à retirer les autorisations d'importations de "ce type de produits" si l'avis de l'Agence nationale se sécurité sanitaire (Anses) confirmait les conclusions de l'étude de Gilles-Eric Séralini, sans préciser si l'ensemble des produits génétiquement modifiés pourraient être concernés.

Le ministre a également déclaré qu'il porterait le cas échéant une demande similaire, portant aussi sur l'homologation des produits, au niveau européen, où sont attribuées les autorisations de culture et d'importation - une quarantaine de produits au total.

Une étude approfondie de tous les produits OGM est défendue par Gilles-Eric Séralini, auteur de l'étude choc publiée mercredi montrant une augmentation présumée de cancers chez les rats nourris aux OGM, et par Corinne Lepage qui ont mis en cause jeudi l'honnêteté de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur ce sujet.

L'Anses donnera son avis dans un mois

Selon l'un des co-auteurs, Nicolas Defarge, les conclusions alarmantes sur la santé des rats nourris au maïs NK603 pourraient être extrapolées aux autres OGM. "Si on fait (cette étude) avec du soja Round up Ready (un autre OGM de Monsanto-NDLR) comme celui qu'on importe, on va trouver des résultats similaires", estime-t-il.

Une éventuelle interdiction d'importer des OGM, notamment du soja, ferait augmenter sensiblement les coûts de l'alimentation du bétail en France, selon Coop de France. "Si c'est une mesure française, cela mettra l'élevage dans une situation de compétitivité désastreuse comparé aux autres pays européens", estime Valérie Bris, soulignant par exemple que le soja garanti sans OGM est en moyenne 12% plus cher. De sorte qu'au niveau européen, les interdictions d'importer pourraient conduire à des ruptures d'approvisionnement dans l'alimentation du bétail.

Afin de garantir cet approvisionnement, l'Union européenne a par ailleurs autorisé depuis 2011 l'importation de substances OGM non-autorisés, à hauteur maximale de 0,1% des volumes, pour l'alimentation animale. L'UE importe environ 70% des protéines de ses élevages, soit plus de 40 millions de tonnes de soja majoritairement OGM, selon les chiffres des autorités européennes. L'avis de l'Anses sur les conclusions de l'étude du Criigen, un institut de recherche cofondé par Gilles-Eric Seralini et Corinne Lepage, sera rendu aux ministres concernés d'ici un mois.

(Avec Reuters)

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