Fauchage symbolique de tournesols mutés.

Publié le par VIGILANCE OGM 33

 La vidéo faite par des copains Chambériens sur l'action du samedi 30 est en ligne : http://latelelibre.fr/libre-posts/ogm-fauchage-symbolique-dun-champ-de-tournesol-mute/ 
 


« Ce sont bien des OGM »

Le Collectif charentais anti-OGM conteste l'utilisation de tournesols mutagènes.

Le Collectif vigilance OGM Charente a quelque peu frémi en lisant notre article sur l'organisation de la lutte contre l'invasion de l'ambroisie et, surtout, la présentation d'un tournesol, tolérant à un désherbant post-levée et considéré comme une réponse à cette invasion pour les agriculteurs.

« L'argumentaire qui a été présenté, notamment par les techniciens du CITIOM (1) n'a pas été très objectif. Deux points nous soucient particulièrement », indiquent Patrick Rivolet, André Puygrenier et Michel Menaut.

Mutation suspecte

Premier point, selon eux, « les semences mutées, comme celles de ce tournesol, sont bel et bien des OGM. C'est écrit noir sur blanc dans la législation française et européenne. Même si une loi de 2008 les exclut des mesures d'encadrement et d'évaluation, ce qui est, d'ailleurs, scandaleux. Cela fait des années que nous alertons les parlementaires et l'administration pour tenter de faire évoluer cette classification », indique Patrick Rivolet.

Le Collectif estime que la mutagénèse n'est pas moins suspecte, sinon dangereuse que la transgénèse. « Certes, il n'y a pas de transfert de gènes, mais la mutation est générée par une exposition à des radiations ou a des produits chimiques dangereux. En fait, c'est une façon de contourner la législation sur la transgénèse », affirment les trois hommes.

Des doutes sur les doses

Le second argument qui a fait bondir les anti-OGM, est celui de la moindre utilisation des doses de désherbants, lié à la culture de ce tournesol. On applaudit, alors, pour l'environnement. « C'est quelque chose de faux, voire de mensonger, corrige Patrick Rivolet. L'important, ce n'est la quantité, mais le dosage. Or là, il s'agit de produits hautement concentrés. »

De plus, « au bout d'un certain temps, l'ambroisie, elle aussi, va muter et s'adapter à ce désherbant », disent André Puygrenier, Michel Menaut et Patrick Rivolet. Une ambroisie, « qui n'est pas sortie tout d'un coup d'un chapeau. Elle est arrivée en France sous Louis XIII. Mais, elle a véritablement explosé dans les années 70, notamment, dans ce couloir Rhône-Saône, suivant le développement des cultures de céréales et d'oléagineux. »

Retour à l'agronomie

Les représentants du Collectif anti-OGM ne nient pas la nocivité de l'ambroisie et de son potentiel allergène. Mais, pour eux, ce ne sont certainement pas les plantes mutagènes qui sont la solution miracle pour contrer l'invasion. « Il faut surtout revenir à de bonnes pratiques agronomiques. Opter pour la couverture des sols, comme cela se pratique dans les Civam (2), pour apporter de la matière organique, avoir une fertilisation adaptée et pratiquer des rotations longues… »

Autant de pistes, « plutôt que de céder aux semenciers et marchands de produits phytosanitaires qui font, désormais, partie des mêmes groupes et lobbies », observe Patrick Rivolet.

Didier Faucard

(1) Centre technique des oléagineux.

(2) Centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural

.http://www.sudouest.fr/2011/07/25/ce-sont-bien-des-ogm-459773-4720.php

06h00  
 


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