Communiqué du collectif anti-OGM du Gers

Publié le par VIGILANCE OGM 33


Le Collectif anti-OGM du Gers a pris connaissance avec satisfaction de la décision récente du Conseil d’Etat qui a validé le vœu émis par le Conseil Général du Gers qui se déclarait « opposé aux essais et aux cultures d’OGM en plein champ ».

Cette décision vient couronner de succès les actions entreprises par les citoyens : pétitions, collecte de 19 312 signatures d’électeurs gersois demandant qu’un référendum soit organisé sur la culture des OGM dans le département, rassemblements, manifestations, fauchage, « panotages d’essais » d’OGM, conférences / débats, jeûne etc…

 L’action citoyenne a donc réussi, à trouver un relais politique pour bousculer les intérêts économiques fondés sur le mépris de la démocratie (une grande majorité de nos concitoyens sont opposés aux OGM) et sur l’absence de précaution (pollution des parcelles cultivées de façon « conventionnelle » ou biologique).

Tout n’est pas réglé pour autant. La législation sur les cultures OGM demeure encore dans le flou. Les importations d’OGM – et donc leur présence dans l’alimentation du bétail et, par conséquent dans la viande – sont toujours autorisées. Le citoyen ne sait toujours pas s’il mange ou non des aliments dépourvus d’OGM.
C’est la raison pour laquelle le comité anti-OGM du Gers demande aux pouvoirs publics d’accélérer la mise en œuvre de la législation sur l’étiquetage des produits alimentaires pour que chacun puisse choisir en toute connaissance de cause.

De plus, le Collectif anti-OGM du Gers demande que dans une région, membre du réseau européen des régions libres d’OGM les aides des collectivités, destinées aux exploitants agricoles soient accordées uniquement à ceux qui s’engagent à ne pas utiliser et produire des OGM. Il interpellera les candidats aux prochaines élections régionales dans ce sens. Le collectif anti-OGM du Gers continuera aussi à exercer une grande vigilance par rapport à l’introduction de nouvelles technologies destinées à modifier le vivant.

Le Collectif tient à souligner que cette décision du Conseil d’Etat est aussi à ses yeux, un encouragement à l’action citoyenne persévérante, cohérente et intense. Car, quelle que soit « l’énormité des problèmes », la solution dépend de notre volonté collective clairement et durablement exprimée.
Pour le collectif : GAB 32 : 05 62 61 77 55 - SUD SOLIDAIRES : 05 62 01 84 00 – Confédération Paysanne : 05 62 05 30 37

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