Les Faucheurs volontaires contre le tournesol mutant

Publié le par VIGILANCE OGM 33

 Montech: les Faucheurs volontaires contre le tournesol mutant (libetoulouse.fr)


OGM. Selon le directeur juridique de Pioneer, il n'y aurait rien de bien neuf dans ces champs de tournesol, à peine «l'amélioration de processus utilisés depuis 80 ans dans l'agriculture».

Selon José Bové, ayant compris que les OGM étaient pour elles «un combat perdu d'avance», les grandes firmes semencières travailleraient à mettre au point «de nouvelles biotechnologies pour contourner l'obstacle de la mobilisation et de la réglementation».

Ce sont  en tout cas plus de cent faucheurs volontaires qui sont partis à travers champs et vergers, hier mardi 25 août, derrière la barbe blanche de Jean-Baptiste Libouban, un des fondateurs du mouvement, pour faire le siège de la station de recherche sur le tournesol de Pioneer Génétique Sarl dans cette campagne très agricole du Tarn et Garonne.

Parce qu'après la transgénèse qui produit les OGM contestés et soumis à toute sorte de contrôle par l'Europe, c'est la mutagenèse du tournesol qui est là mise au point.

Le principe de cette mutagénèse n'est plus de coller un gène dans une plante mais de provoquer la mutation naturelle de ces plantes par une série de chocs chimiques obtenus par arrosage de produits très complexes.

José Bové parle d'«OGM clandestins». Le directeur juridique de Pioneer, Jean Donnennwirth rejette ce terme d'OGM: «chacun a sa lecture des textes réglementaires, évacue-t-il. Il n'y a plus d'OGM, ceux qui y sont opposés ont besoin de trouver de nouveaux objectifs pour se mobiliser...»

Pioneer, par sa voix, assure en tout cas que les semences produites à Montech ne «posent aucun problème». Ce qui n'est évidemment pas l'avis des faucheurs.

Les produits obtenus par mutagénèse sont selon eux «des OGM aux termes de la directive 2001-18 mais échappent encore à tout contrôle et ne sont soumis à aucune obligation de transparence».

Autrement dit, insistent-ils, ces plants pourront être produits sans que les agriculteurs ne sachent qu'ils manipulent des OGM, ni les consommateurs qu'ils en consomment.

«On continue à raconter n'importe quoi aux français», peste Jean-Baptiste Libouban. «On continue à breveter le vivant ou à dégrader la planète sans se soucier de la santé humaine», ajoute la faucheuse Agnès Renauldon, venue de l'Indre pour cette manifestation.

Les faucheurs sont arrivés des quatre coins de la France, avec au moins un sac de couchage. Ils entendaient camper là jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous au ministère de l'Environnement. Le principe d'une telle rencontre a été acquis en fin de journée à la préfecture du Tarn-et-Garonne.

Mais sans que de date ne soit fixée. Les faucheurs lèvent le camp. Non sans préciser qu'ils sauraient «revenir à la charge si par malheur cet engagement n'était pas tenu».

Publié dans COMMUNIQUES

Commenter cet article