Pas d'étiquetage des OGM au Canada

Publié le par VIGILANCE OGM 33

les canadiens ne sont guère mieux lottis que nous face au lobby pro OGM!


Projet de loi C-517 sur l'étiquetage obligatoire des OGM
Monsanto bien servie par le vote d'une majorité de députés fédéraux


Montréal et Ottawa, 7 mai 2008 - Le projet de loi privé C-517, qui aurait enfin donné aux consommateurs le droit savoir si les aliments vendus au pays contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM), a été battu à la Chambre des communes, 156 voix contre 101. 156 députés ont donc préféré les intérêts économiques de Monsanto, la multinationale des produits chimiques et des OGM, à ceux des consommateurs canadiens.

<< Malgré la mobilisation de milliers de Canadiens, ceux-ci doivent maintenant s'attendre à ce que Monsanto continue à leur administrer des OGM dans leurs aliments sans qu'ils ne le sachent >>, constate avec regret Éric Darier, responsable de la campagne Agriculture chez Greenpeace. << Depuis des années, les sondages indiquent, qu'à travers tout le Canada et le Québec, de 80 à 95 % des citoyens veulent l'étiquetage obligatoire des OGM.
 
Le Canada ne rejoindra donc pas le groupe sélect de quarante pays (Union européenne, Chine, Japon...) ayant déjà adopté l'étiquetage des OGM. << Le Canada continuera donc avec les États-Unis à être les deux seuls pays industriels à cacher les OGM. Il est déplorable qu'une majorité de députés préfère de protéger le marché des OGM de Monsanto (90 % des OGM dans le monde) en forçant de facto les consommateurs à en manger contre leur gré >>.
 
<< Si les OGM étaient si bons, il y aurait longtemps qu'ils auraient été étiquetés >>, affirme Éric Darier. << En fait, il n'a jamais été prouvé que les OGM soient sécuritaires pour la santé ni pour l'environnement >>. De plus, la quasi-totalité des études réalisées à ce jour ont été financées par des entreprises productrices d'OGM comme Monsanto. Ces études, en plus d'être confidentielles, n'ont jamais été vérifiées par des chercheurs indépendants. Cela, les experts de la Société Royale du Canada l'ont constaté en 2001 dans un rapport que le gouvernement fédéral continue d'ignorer.
 
<< Il est clair qu'Ottawa ne va pas bouger sur l'étiquetage des OGM >>, conclut Éric Darier. <<  Il appartient donc aux gouvernements provinciaux et à celui du Québec d'arrêter de tergiverser et d'agir rapidement en mettant en place l'étiquetage obligatoire des OGM tel que promis par Jean Charest en 2003 >>.
 
Greenpeace entend publier la liste des députés qui ont voté pour Monsanto de même que les élus ayant appuyé le droit des consommateurs à dire non aux OGM.
 


 

Pour plus de renseignements :

Jocelyn Desjardins, Communications cell. 514-212-5749
Éric Darier, Responsable de la campagne Agriculture, cell. 514-605-6497

 

Éric Darier, Ph.D.

Responsable de la campagne Agriculture
Greenpeace
454, ave. Laurier Est, 3e étage
Montréal, Québec H2J 1E7 (Canada)

Courriel : Eric.Darier@Greenpeace.org
http://www.greenpeace.ca <http://www.greenpeace.ca/>


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