Une raison supplémentaire d'interpeller les parlementaires sur le projet de loi.

Publié le par VIGILANCE OGM 33


Agriculture responsable : Les semenciers claquent la porte des nations unies

 

Les entreprises du secteur des biotechnologies, Monsanto, Syngenta et BASF, ont quitté un groupe de travail international de prospective pour une agriculture durable, capable de réduire la faim et la pauvreté. Motif du départ : le projet de rapport final n’est pas tendre avec les organismes génétiquement modifiés (OGM) et avec les pratiques de propriété industrielle dans le domaine des semences.

Les industriels des biotechnologies, producteurs de semences d’organismes génétiquement modifiés (OGM), se sont retirés d’un projet international pour l’agriculture, rapporte The Guardian.
Né de la mobilisation internationale à l’occasion du Sommet mondial de Johannesburg en 2002 sur le développement durable, l’International Agriculture Assessment of Science and Technologies for Developpment (IAASTD) est une opération de prospective, lancée par la Banque mondiale et les Nations-Unies (FAO, OMS, PNUD, PNUE et UNESCO), autour de la question : « peut-on réduire la faim et la pauvreté dans le monde, améliorer les conditions de vie des zones rurales et promouvoir un développement durable et équitable grâce à l’accès, l’utilisation et la production de savoirs, de sciences et de technologies agricoles ? ».
Regroupant une soixantaine de représentants de gouvernements, de la société civile et d’institutions internationales, le projet a l’ambition d’évaluer les connaissances scientifiques et technologiques agricoles en vue de définir les options d’une agriculture durable et de faire émerger des programmes de recherche pour combler les lacunes identifiées.

Les OGM : une source potentielle de problèmes dans les pays en développement
 

Les entreprises du secteur des biotechnologies, Monsanto, Syngenta et BASF, ont quitté l’IAASTD quand le projet de rapport a remis en cause l’évidence de l’accroissement des rendements permis par les cultures OGM et s’est inquiété des problèmes potentiel de la possible appropriation des ressources agricoles par les entreprises concernées par le biais des brevets. Basé sur les travaux de 4000 scientifiques et experts internationaux, le rapport souligne également qu’il existe « un large éventail de perspectives sur l’environnement, la santé humaine et les risques économiques que nous ignorons encore  ».
Selon Jan van Aken, responsable de la campagne OGM de Greenpeace international, cité par The Guardian, « cette évaluation va bien au-delà du génie génétique, il s’agit d’élaborer des solutions mondiales pour l’agriculture et le monde pauvre et affamé. C’est une honte de se retirer d’une telle initiative, simplement parce que votre stratégie commerciale ne correspond pas à des principes scientifiques ».
Les conclusions finales de l’IAASTD sont attendues pour le mois d’avril prochain.

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