Une autre évaluation des OGM

Publié le par VIGILANCE OGM 33

 
samedi 25 août 2007 par Aurélien Bernier, Groupe Environnement du réseau Avenir d’Attac

Par Aurélien BERNIER, Attac Poitiers, élu au CA d’Attac France, Animateur de la Commission OGM d’Attac et du groupe environnement d’Avenir d’Attac

Le 25 août 2007

Monsieur Jean-Louis Borloo a annoncé le 23 août qu’il sortirait au moins du Grenelle de l’Environnement une loi sur les OGM. Dire quelle en sera la teneur est une autre affaire.

D’un point de vue économique, nous savons ce que valent les OGM. Ce sont avant tout des plantes brevetées qui permettent aux semenciers d’imposer aux agriculteurs des « clauses d’utilisation » par l’intermédiaire de contrats de licence. Un système qui ressemble beaucoup à celui que chacun a déjà pu observer en installant un logiciel informatique breveté. Ce texte qui apparaît en début de procédure, dans une police qui en interdit définitivement la lecture à un myope et qui est accompagné d’une première option « j’accepte » et d’une seconde « je n’accepte pas », est une licence. Elle lie l’acheteur à la firme qui détient le brevet quand au respect d’un certain nombre de clauses, comme le non piratage, par exemple. Les brevets sur les OGM permettent la même chose. Une firme comme Monsanto, numéro un mondial des plantes transgéniques, fait signer au paysan un texte qui lui interdit de re-semer du grain issu de la future récolte d’OGM, et souvent, qui l’oblige à utiliser des produits de traitement…vendus par Monsanto elle-même. On comprend immédiatement tout l’intérêt d’une semence génétiquement modifiée par rapport à une semence conventionnelle. Pour les firmes bien-sûr.

Aurélien BERNIER
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http://www.avenirdattac.net:80/spip.php?article358

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